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Prise en main du Samsung Galaxy A80 : le premier smartphone du Coréen à appareil photo rotatif

Samsung Galaxy A80

Samsung refond cette année ses gammes, préférant rassembler son entrée et milieu de gamme au sein de la série Galaxy A. Le Galaxy A80 qui nous intéresse chapeaute la famille et constitue la plus grande prise de risque du Coréen. Si la question de la durabilité d’un tel smartphone reste en suspens, il faut saluer l’intégration très soignée de son module photo rotatif et escamotable. À 659 euros en noir, argent et or rose, le smartphone pourrait offrir une réponse aux utilisateurs cherchant quelques-unes des caractéristiques des flagships de Samsung (charge rapide, multiples modules photo) à un tarif moindre. Il sera en effet facturé une centaine d’euros de moins que le Galaxy S10e, et pourrait faire de l’œil aux amateurs de grands écrans.

Nous l’indiquions hier, à la présentation internationale du smartphone : Samsung revoit sa copie en matière de design et s’essaie à un format inédit, du moins dans son catalogue. Il propose ainsi un Galaxy A80 à l’appareil photo rotatif qui n’est pas sans interpeller. Premières impressions.

Samsung Galaxy A80

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Un écran sans encoche

Le smartphone de Samsung, dont nous avons détaillé la fiche technique à cette adresse, bénéficie d’un grand écran 20:9 de 6,7 pouces affichant de la Full HD+ (1080 x 2400 pixels), et de type Super AMOLED – comme tous les Galaxy A à partir du Galaxy A40. La marque l’assure : elle ne compte plus attendre la sortie de nouvelles générations de modèles Galaxy Sx pour déployer ses nouveautés. Et alors que le début d’année a vu apparaître les premières encoches circulaires, c’est un écran sans la moindre ouverture que propose ici le Coréen. Ce qui produit effectivement son petit effet, Samsung annonçant un taux d’occupation de 93 %, parmi les plus élevés du marché donc. À l’œil, cet écran aux bordures très fines semble offrir une luminosité et des contrastes élevés. Mais il nous faudra bien sûr soumettre le smartphone à nos tests Labo pour le vérifier.

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Si cet écran est grand et sans encoche, il le doit à un choix original, mais pas inédit pour autant. On a ici affaire à un module photo frontal escamotable, c’est-à-dire qu’il vient se cacher à l’intérieur du boîtier lorsqu’il n’est pas utilisé, mais aussi rotatif. Lorsque le panneau escamotable est sorti, le bloc photo du smartphone (dorsal, donc) pivote pour pointer vers le visage de l’utilisateur et autoriser la capture de selfies. Bref, le Galaxy A80 emprunte à la fois au Find X (avec panneau coulissant motorisé) et au N3 (avec module photo rotatif) d’Oppo. Il est bon de noter que Samsung n’annonce pas de nombre d’utilisations maximal, mais semble serein sur la longévité de son appareil. Le constructeur annonce par ailleurs un délai de 0,7 seconde entre le moment où l’utilisateur appuie sur l’icône dédiée aux selfies et le moment où l’appareil est prêt à l’emploi. La manipulation est d’autant plus bluffante qu’une fois replié, le panneau pivotant est presque invisible.

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En revanche, le poids de l’appareil en pâtit – il semble flirter avec les 200 grammes, même si Samsung se garde pour l’heure de préciser le poids exact de son smartphone. Rappelons tout de même que le Galaxy A80 mesure 165,2 x 76,5 cm pour 9,3 cm d’épaisseur. Il faut bien loger ce module et laisser suffisamment de place à la batterie de 3700 mAh qui doit l’animer… À ce propos, notez que Samsung inaugure sur l’appareil la charge rapide 25W (filaire uniquement), quand les S10 ne montent que jusqu’à 15W. On note en outre la présence d’un châssis en métal et d’un dos en verre qui, s’ils sont confortables en main, laissent rapidement apparaître des traces de doigts.

Un unique module photo

Puisque la photographie constitue l’attrait principal du Galaxy A80 au dos comme en façade, Samsung a soigné sa copie à ce niveau. Le fabricant a opté pour un capteur principal de 48 mégapixels avec optique grand-angle ouvrant à f/2.0, secondé par un ultra-grand-angle à 123° (f/2.2) avec capteur de 8 mégapixels. Le troisième appareil visible est en réalité un capteur ToF (Time of Flight) inédit dans l’écosystème Samsung – si l’on fait exception du Galaxy S10 5G, dont la sortie n’est pas prévue en France. On en trouve désormais sur les smartphones des marques concurrentes, telles Huawei ou Oppo. Le Coréen évoque logiquement son utilisation dans le cadre de son mode portrait, mais propose également une fonction baptisée provisoirement “Mesure rapide” et permettant de mesurer meubles et petits objets en réalité augmentée. Une fonctionnalité qui pourrait être intégrée à l’application Appareil Photo et même assortie d’autres usages en réalité augmentée, pour du jeu notamment.

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La fonction “Mesure” s’est avérée efficace à la prise en main, mais nous attendrons la sortie du smartphone pour évaluer la qualité des photos qu’il produit, son software n’étant pas encore disponible en version finale. Une chose est sûre : le Galaxy A80 sortira sous Android 9.0 Pie avec One UI et bénéficiera d’une application photo similaire à celle des Galaxy S10.

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Des connectiques réduites

Alors que les autres modèles de série A et les récents Galaxy S10 ne font aucun compromis sur le sujet, le Galaxy A80 mise tout sur la photo et laisse de côté la prise jack, pourtant maintenue sur les autres appareils. Même traitement pour la mémoire interne de l’appareil, confortable avec ses 128 Go, mais non-extensible. Samsung n’y inclut pas de port microSD, mais propose tout de même deux logements pour cartes SIM. En revanche, le lecteur d’empreintes vient remplacer la reconnaissance faciale absente du mobile, et se cache sous son écran. Il s’agit d’un capteur optique et non ultrasonique, technologie privilégiée sur les Galaxy S10.

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Pour finir, on relève chez le Galaxy A80 une fiche technique soignée. Samsung a opté pour un Snapdragon 730 couplé à 8 Go de mémoire vive. Sans surprise, la première impression est bonne et la fluidité au rendez-vous.

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Conclusion

Samsung refond cette année ses gammes, préférant rassembler son entrée et milieu de gamme au sein de la série Galaxy A. Le Galaxy A80 qui nous intéresse chapeaute la famille et constitue la plus grande prise de risque du Coréen. Si la question de la durabilité d’un tel smartphone reste en suspens, il faut saluer l’intégration très soignée de son module photo rotatif et escamotable. À 659 euros en noir, argent et or rose, le smartphone pourrait offrir une réponse aux utilisateurs cherchant quelques-unes des caractéristiques des flagships de Samsung (charge rapide, multiples modules photo) à un tarif moindre. Il sera en effet facturé une centaine d’euros de moins que le Galaxy S10e, et pourrait faire de l’œil aux amateurs de grands écrans.

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