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Test Labo du Samsung Galaxy S10e : le meilleur des S10 dans un format compact

Samsung Galaxy S10e

Addition plus que bienvenue à la gamme phare de Samsung, le Galaxy S10e se pose non seulement en alternative moins coûteuse aux modèles habituels, mais il devrait aussi ravir les acheteurs exaspérés de voir chaque année les smartphones prendre encore quelques millimètres. D’autant que Sony a décidé cette année de ne pas reconduire sa gamme Compact. Avec cette nouvelle déclinaison, Samsung arrive donc sur le segment presque désert des smartphones faciles à utiliser d’une main. Et cela avec de sérieux arguments. Les quelques sacrifices consentis pour économiser sur l’équipement des S10 et S10+ ne touchent jamais plus qu’à des raffinements largement dispensables au quotidien, et il n’est finalement pas un domaine dans lequel ce Galaxy S10e n’excelle pas. Sans bords incurvés, sa dalle Super AMOLED de 5,8 pouces n’en demeure pas moins flatteuse avec sa définition Full HD+ et sa restitution fidèle des couleurs, et la puissance de l’Exynos 9820 permettra d’en profiter avec tous types de contenus. Également impressionnant sur le plan audio avec ses haut-parleurs stéréo, le Galaxy S10e intègre en outre des appareils photo très convaincants à l’arrière (12 + 16 mégapixels en ultra grand-angle) comme à l’avant (10 mégapixels), et n’oublie pas non plus la qualité de réception et l’autonomie. Il s’est montré à la fois peu directif et très sensible en 4G, 3G et 2G et a obtenu un très bon temps de 12h08 à notre test d’autonomie. Reste que ce Galaxy S10e, aussi bon soit-il, devra faire face à de féroces concurrents dans sa gamme de prix, comme l’iPhone Xr qui le devance sur les performances alors que l’on ne peut que conseiller aux amateurs de photo d’aller voir du côté du nouveau Huawei P30 avant de sortir leur carte bleue…

Note technique du Labo

  • - Format pratique
  • - Surcouche riche en raccourcis et bonnes idées
  • - Performances de l’Exynos 9820
  • - Qualité des photos et des selfies
  • - Rendu des haut-parleurs stéréo
  • - Excellente qualité de réception en 4G, comme en 3G et en 2G
  • - Lecteur d'empreintes un peu trop haut sur la tranche
  • - Tendance à chauffer
  • - Bixby a encore des progrès à faire en français

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Enrichie chaque année de deux nouveaux modèles, la gamme des Galaxy S de Samsung en accueille pour 2019 un de plus. Le Galaxy S10e, son nom, se présente comme une alternative un peu plus abordable, et compétitive, aux deux autres. Il a de ce fait été privé de certaines améliorations, mais conserve les éléments essentiels à un haut de gamme d’aujourd’hui. Fait-il donc une bonne addition à la gamme S ? Nous l’avons soumis aux tests de notre Labo. Verdict dans les lignes qui suivent.

Légèrement moins bien équipé que les Galaxy S10 et S10+, le Galaxy S10e fait par exemple l’impasse sur l’écran incurvé ou le troisième module photo dorsal de ses grands frères. Il est néanmoins comme eux équipé d’une dalle 19,5:9 de type AMOLED – dans son cas plate donc, et présentant une diagonale de 5,8 pouces ainsi qu’une définition Full HD+ – dans laquelle est incrustée une caméra de 10 mégapixels pour les selfies. À l’intérieur, les trois modèles de la série jouent presque à armes égales, puisque l’on retrouve là aussi un Exynos 9820 couplé à 6 Go de RAM. L’espace de stockage est en revanche limité à 128 Go à bord du Galaxy S10e disponible en une seule version, mais le port microSD a été retenu pour l’extension à l’aide de cartes mémoire.

Samsung Galaxy S10e

© Fahim Alloul / LaboFnac

Côté prise de vue, l’option abordable de la série S10 perd donc un module sur les trois à trouver au dos des autres modèles, mais conserve les autres. Il est ainsi équipé lui aussi d’un module principal de 12 mégapixels comprenant un capteur de 1/2,55 pouce doté de la technologie Dual Pixel et une optique 26 mm stabilisée ouvrant à f/1.5 ou f/2.4, tandis qu’un second module permet de capturer un champ plus large grâce à une optique 12 mm. Elle ouvre pour sa part à f/2.2 et se trouve associée à un capteur de 16 mégapixels. L’ensemble peut évidemment aussi filmer en 4K, et cela à 60 i/s. Notons pour finir que le Galaxy S10e intègre un lecteur d’empreintes latéral et s’appuie sur une batterie de 3400 mAh associée à un port USB-C et la technologie sans fil Qi pour la charge, alors que les dernières connectivités sans fil sont évidemment supportées : 4G, Wi-Fi ax, Bluetooth 5.0 et NFC.

L'ergonomie et le design

Moins sophistiqué que les autres modèles de la série, le Galaxy S10e n’en demeure pas moins agréable à utiliser et pourrait même surprendre, dans le bon sens. Les bordures font leur retour de chaque côté de l’écran en l’absence des courbes désormais habituelles dans la gamme S, mais elles restent assez fines. Le cadre plus large, et toujours arrondi, du smartphone permet une préhension plus ferme et confortable si l’on oublie sa tendance à chauffer assez rapidement lorsque le processeur est très sollicité.

Samsung Galaxy S10e

© Fahim Alloul / LaboFnac

Bien sûr, le format aide également. Le Galaxy S10e n’est pas uniquement moins bien équipé que les S10 et S10+, il est aussi plus compact. Avec ses dimensions de 142,2 x 69,9 x 7,9 mm, il se montre même assez maniable à une main. D’autant que Samsung a encore peaufiné son interface pour faciliter la navigation dans les menus, mais nous y reviendrons dans une partie dédiée.

Samsung Galaxy S10e

© Fahim Alloul / LaboFnac

Continuons pour l’heure sur le design en soulignant que ce S10e se démarque également, au sein de sa série et même de l’ensemble du catalogue de Samsung, en intégrant un lecteur d’empreintes sur le flanc droit. Un emplacement qui aurait pu être plus pratique si Samsung ne l’avait pas placé aussi haut, mais qui a néanmoins l’avantage d’être utilisable sans avoir à ramasser le smartphone lorsqu’il est posé. Il est en revanche moins bien placé que le modèle supersonique intégré sous la dalle des Galaxy S10 et S10 Plus, et il convient aussi de noter que celui-ci est encore loin d’être parfait, la réactivité lui faisant souvent défaut. À choisir, la solution adoptée pour ce Galaxy S10e est donc peut être encore la meilleure.

Samsung Galaxy S10e

© Fahim Alloul / LaboFnac

Pour le reste, les trois modèles de la série sont plus ou moins identiques. La caméra avant est là aussi intégré dans une ouverture taillée dans un coin de l’écran pour ne pas trop gêner, tandis que le bloc photo arrière, certes un peu plus petit sur le Galaxy S10e, s’étend dans la largeur et dépasse à peine de la vitre faisant office de capot. Sans surprise, celle-ci marque rapidement les traces de doigts et autres saletés et l’on ne pourra que conseiller aux plus maniaques d’opter pour le coloris blanc pour les rendre un peu moins visibles, même si le vert conserve notre préférence…

À noter que nous avons testé la version noire, qui tire en réalité davantage sur le gris anthracite, et que la version jaune que vous avez peut-être aperçue sur la Toile n’est pas prévue en France pour l’instant. Dommage, mais le choix de coloris importe-t-il vraiment pour un smartphone que beaucoup habilleront sans doute d’une coque de protection ? Difficile en tout cas de ne pas en conseiller l’usage. Malgré l’emploi de Gorilla Glass 6 à l’avant et de Gorilla Glass 5 au dos, le verre reste du verre et il ne faut jamais oublier que les tests de résistance menés par Corning sont réalisés en milieu contrôlé, bien loin des aléas de la vie courante.

Samsung Galaxy S10e

© Fahim Alloul / LaboFnac

Il nous faut cependant reconnaître que notre modèle de test est encore comme neuf après deux semaines d’utilisation sans coque de protection, et l’on apprécie d’ailleurs l’excellente qualité de fabrication de l’ensemble, que Samsung complète en outre d’une protection d’écran plutôt bienvenue bien qu’elle accroche un peu le doigt aux extrémités.

Le Galaxy S10e a également l’avantage, comme ses grands frères d’ailleurs, mais comme de moins en moins de smartphones haut de gamme, d’offrir d’une connectique complète. On y trouve ainsi un port USB-C entourée d’une prise jack d’un côté et du haut-parleur de l’autre au bas alors qu’un tiroir hybride, pour l’ajout d’une seconde carte nanoSIM ou d’une carte microSD, glisse dans la tranche opposée. De quoi faire un smartphone pratique et fonctionnel, à défaut de le rendre original.

Samsung Galaxy S10e

© Fahim Alloul / LaboFnac

L'écran

Le Galaxy S10e, contrairement aux plus grands modèles de la série, est équipé d’une dalle Super AMOLED plate. Elle ne présente donc pas de courbes au niveau des bordures latérales. Avec sa diagonale de 5,8 pouces, elle est également un peu plus petite sans pour autant donner l’impression d’un affichage étriqué, et propose aussi une définition légèrement inférieure. Elle est ici limitée à un équivalent Full HD pour son ratio 19:9, soit 2280 x 1080 pixels. En résulte toutefois une résolution de 438 pixels par pouce largement suffisante pour tous les usages, alors que l’on retrouve là aussi la compatibilité HDR10+ censée permettre de profiter de détails supplémentaires dans les zones claires et sombres des images lors du visionnage de films et séries tournées en HDR, comme c’est le cas de certaines productions Netflix. Soulignons d’ailleurs que le service de streaming a récemment ajouté les Galaxy S10 à sa liste des terminaux compatibles.

Samsung Galaxy S10e gamut

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Samsung a par ailleurs aussi soigné la reproduction des couleurs, nos mesures ne révélant guère plus que de légères dérives dans le rouge et le bleu face au triangle sRGB. Si bien que le delta U’V’ n’excède pas 0,009, et permet au Galaxy S10e de se classer parmi les meilleurs élèves en la matière. Et comme toujours avec les dalles OLED, l’écran se montre en outre très peu directif et permettra de profiter de contenus multimédias sans avoir à tenir le smartphone pile en face des yeux. Nos mesures ont ainsi montré une perte de luminosité moyenne de seulement 3 % entre 0 et 15°. Elle augmente bien sûr avec l’inclinaison et passe à 33 % entre 20 et 45° puis à 70 % entre 50 et 60°, ce qui reste toujours plus faible que la moyenne des autres smartphones passés dans notre Labo.

Samsung Galaxy S10e directivité

© LaboFnac

L'interface utilisateur

Le Galaxy S10e est naturellement livré avec la dernière version d’Android en date – à savoir Pie en attendant Android Q qui devrait arriver durant l’été – que Samsung accompagne de sa nouvelle surcouche One UI pensée pour faciliter la navigation sur grand écran. Elle permet pour cela de concentrer les éléments interactifs au bas de l’écran. Il est ainsi possible, dans les Paramètres par exemple, de faire glisser les sous-menus dans la moitié inférieure de l’écran de manière à pouvoir y accéder facilement d’une seule main. Le système est repris dans la plupart des applications système, comme la Galerie, mais les applications tierces conservent évidemment leur interface d’origine.

OneUI sur le Samsung Galaxy S10e

OneUI sur le Samsung Galaxy S10e

Mais One UI facilite également la navigation par divers autres moyens, à la fois nouveaux et hérités des surcouches précédentes de Samsung tel les volets latéraux à personnaliser avec les raccourcis de son choix et tirer du bord droit de l’écran. À noter que cette fonctionnalité était jusqu’ici réservée aux smartphones avec écran incurvé de la marque, mais que la dalle plate du S10e n’en gêne absolument pas l’utilisation. Le Coréen apporte également un système de notifications amélioré rappelant les bulles de discussion de Facebook Messenger avec, là aussi, des bulles pouvant être déplacées sur l’écran et permettant d’ouvrir les applications associées dans des fenêtres pour réagir plus rapidement. Et pour éviter que ce ne soit trop le bazar, il est possible de sélectionner une à une les applications qui profiteront de cette “affichage intelligent des pop-ups”.

OneUI sur le Samsung Galaxy S10e

OneUI sur le Samsung Galaxy S10e

Avec aussi une rangée d’icônes ajoutée au gestionnaire de multitâche et permettant d’accéder aux applications ouvertes en arrière-plan sans avoir à scroller, One UI s’apparente même à une foire aux raccourcis que certains trouveront peut-être déconcertante au départ. Mais une fois les différentes mécaniques acquises, et après avoir passé un peu de temps pour personnaliser les éléments qui le demandent, force est de reconnaître que les idées de Samsung ne sont pas inintéressantes et peuvent faire gagner un temps précieux au quotidien.

Toujours dans l’optique de nous faciliter la vie au quotidien, Samsung propose aussi via une fonction baptisée “Messagerie double” de dédoubler les applications sociales afin de pouvoir y connecter deux comptes différents, la possibilité de déployer le centre de notifications d’un glissement sur le lecteur d’empreintes, mais aussi et surtout Bixby désormais en français. Il s’agit pour rappel de l’assistant vocal de la firme. Concurrent de Google Assistant donc, lequel reste d’ailleurs disponible, il propose plus ou moins les mêmes fonctions. Bixby s’active à la voix – avec la phrase “Hi Bixby” – ou via le bouton dédié de la tranche gauche, et peut répondre à diverses questions en terminant même par des suggestions de requêtes pour aller plus loin sur un sujet, prendre note de rendez-vous, ou encore lancer des routines là aussi personnalisables.

OneUI sur le Samsung Galaxy S10e

OneUI sur le Samsung Galaxy S10e

La compréhension du français reste néanmoins bien en dessous de ce que propose l’assistant de Google, que l’on préférera donc pour l’heure utiliser en l’absence de réelle valeur ajoutée chez Bixby. À noter qu’un panneau placé à la gauche du bureau lui est également dédié. Y sont rassemblés des informations jugées utiles pour l’utilisateur, en fonction de ses habitudes.

OneUI sur le Samsung Galaxy S10e

OneUI sur le Samsung Galaxy S10e

Bien sûr, on retrouve également au sein de One UI les habituels outils de maintenance pour le système, diverses options pour l’affichage et la barre de navigation ou encore le désormais habituel Game Launcher regroupant les jeux et permettant d’optimiser les performances durant les parties. Autant dire que la surcouche de Samsung est très riche. Un point qui lui était d’ailleurs régulièrement reproché il y a quelques années. Mais la firme a appris de ses erreurs et a désormais le bon goût de ne plus imposer l’utilisation des différents outils qu’elle développe. La plupart sont désactivables et il est ainsi possible de retrouver une interface plus simple et épurée au besoin.

OneUI sur le Samsung Galaxy S10e

OneUI sur le Samsung Galaxy S10e

Les performances

Le Galaxy S10e n’a pas grand-chose à envier à ses grands frères du côté des performances puisqu’il embarque pratiquement la même plateforme. Elle s’appuie ici aussi sur une puce Exynos 9820 comprenant un CPU octa-core dont les cœurs – deux Mongoose M4, deux Cortex-A75 et deux Cortex-A55 – sont cadencés entre 1,9 et 2,7 GHz ainsi qu’un GPU Mali-G76 que Samsung n’accompagne toutefois “que” de 6 Go de RAM. Les Galaxy S10 et S10+ sont eux équipés de 8 Go de RAM. Un surplus de 2 Go qui ne fait toutefois que peu de différences au quotidien, le smartphone se montrant globalement très réactif et capable de faire tourner les jeux 3D du Play Store sans problème, comme dans notre test de performances JavaScript.

Les trois nouveaux Galaxy S ont en effet obtenu des résultats très proches, et même identiques lorsque l’on rapporte les temps d’exécution mesurée pour nos différentes séquences JavaScripts à des cadences d’affichage. La première a ainsi été exécutée en 63 ms, un très bon temps qui se traduit par une fréquence moyenne de 16 images par seconde. C’est donc ce que l’on peut attendre du Galaxy S10e pour l’exécution de processus très légers. Notre simulation de processus dits “ordinaires” lui donne déjà un peu plus de fil à retordre, puisqu’il lui a fallu 127 ms pour l’exécuter, soit un affichage de 8 i/s, mais ce sont surtout les deux derniers niveaux de tests qui le mettent en difficulté. Avec des temps d’exécution de 189 et 256 ms, le Galaxy S10e n’affiche plus que 5 et 4 i/s. Des résultats qui restent néanmoins parmi les meilleurs sur Android.

Le seul réel problème du Galaxy S10e réside plutôt dans sa tendance à chauffer. Son cadre métallique peut devenir très chaud lors d’un usage intensif et prolongé.

La photo et la vidéo

S’il est une différence à retenir entre le Galaxy S10e et ses grands frères, c’est qu’il inclut un appareil photo de moins au dos. Il a en effet été privé du zoom 2x, réservé donc aux Galaxy S10 et S10+. On y retrouve néanmoins les deux autres blocs composés, pour le premier, d’un capteur 12 mégapixels associé à une optique stabilisée qui ouvre à f/1.5-2.4 et, pour le second, d’un capteur 16 mégapixels avec optique ultra grand-angle (123°, 12 mm) ouvrant à f/2.2.

Samsung Galaxy S10e

© Fahim Alloul / LaboFnac

L’intérêt principal d’avoir ces deux modules réside donc évidemment dans le fait de pouvoir les utiliser indépendamment – et profiter ainsi d’un zoom 0,5x en passant du premier au second via le bouton dédié intégré directement au viseur de l’application photo -, mais le mode Portrait peut néanmoins en faire usage simultanément pour créer du flou d’arrière-plan, et même désormais de passer l’arrière-plan en noir et blanc grâce à l’option “Point couleur” ajoutée avec les effets Tourbillon et Zoom toutefois moins réussis.

Photo prise avec le Samsung Galaxy S10e

Photo prise avec le Samsung Galaxy S10e (capteur 12 mpx, optique f/1.5-2.4)

Photo prise avec le Samsung Galaxy S10e

Photo prise avec le Samsung Galaxy S10e (capteur 16 mpx, optique f/2.2)

À noter qu’il est également très simple de passer d’un mode à l’autre. Il suffit de glisser vers la gauche ou la droite pour faire défiler les différentes options ainsi que leurs noms reportés sous le viseur, alors qu’au-dessus se trouve une ligne regroupant les différents réglages disponibles avec chaque mode. Simple, mais efficace, même si le mode Pro est un peu différent et ajoute une ligne de commandes supplémentaires.

Comme pour les autres smartphones, l’appareil photo du Galaxy S10e a été testé en mode automatique au sein de notre Labo, et son module principal a obtenu d’excellents résultats. Si la présence d’aberrations chromatiques et, dans une moindre mesure, de distorsion, est à noter, la qualité des clichés est aussi bonne au centre qu’en périphérie et l’on y retrouve un bon niveau de détails. Il est en outre possible de procéder à des recadrages conséquents avant de voir une réelle perte de qualité sur des tirages de 20 x 30 cm, ce qui compense finalement en partie l’absence de zoom optique 2x.

Photo prise avec le Samsung Galaxy S10e

Photo prise avec le Samsung Galaxy S10e (capteur 12 mpx, optique f/1.5-2.4)

Photo prise avec le Samsung Galaxy S10e

Photo prise avec le Samsung Galaxy S10e (capteur 12 mpx, optique f/1.5-2.4)

Photo prise avec le Samsung Galaxy S10e

Photo prise avec le Samsung Galaxy S10e (capteur 12 mpx, optique f/1.5-2.4)

Bien sûr, la qualité des clichés pris en basse luminosité est un peu moins bonne, mais le Galaxy S10e est assez à l’aise dans cet exercice ô combien délicat grâce à un lissage certes visible, mais assez léger pour préserver une bonne quantité de détails tout en limitant l’apparition de bruit. Les clichés restent en revanche assez sombres, bien loin de ce dont sont capables les nouveaux P30 de Huawei en la matière.

Le module ultra grand-angle du Galaxy S10e permettra quant à lui de capturer des plans plus larges. Une fonction pratique quand le cadre ne permet pas un recul suffisant. Avec son optique 12 mm (en équivalent 35 mm), il est d’ailleurs à noter que le smartphone de Samsung couvre un champ plus large que la plupart de ses concurrents (123°). Malgré cela, le fabricant est parvenu à corriger assez efficacement la distorsion que l’on remarquera essentiellement dans les coins, et les clichés sont d’ailleurs d’assez bonne qualité dans l’ensemble. Le manque de luminosité entraîne toutefois une montée en ISO plus rapide qu’avec le module principale, et le lissage ne suffit pas à masquer totalement le bruit qui persiste et brouille plus encore la lisibilité des différents éléments de la scène.

Photo prise avec le Samsung Galaxy S10e

Photo prise avec le Samsung Galaxy S10e (capteur 16 mpx, optique f/2.2)

Photo prise avec le Samsung Galaxy S10e

Photo prise avec le Samsung Galaxy S10e (capteur 16 mpx, optique f/2.2)

Notons enfin que le bloc photo arrière du Galaxy S10e permet aussi de filmer dans des définitions allant jusqu’à l’Ultra HD, aussi bien avec le module principal qu’avec l’ultra grand-angle. Seul le premier permet toutefois de monter à 60 i/s en UHD, et des modes Ralenti et Super Ralenti lui sont également réservés.

La caméra frontale du Galaxy S10e, enfin, offre une résolution de 10 mégapixels et produit d’excellents selfies. C’est d’abord l’une des rares caméras du genre à proposer un autofocus grâce à son capteur Dual Pixel, qui garantit ainsi un maximum de détails peu importe la distance du visage. Et ce capteur est d’ailleurs capable d’en saisir un bon paquet, si bien qu’il offre des capacités de recadrage plus qu’honorable même s’il est rarement nécessaire de zoomer sur un selfie. Nos tests ont par ailleurs aussi montré une belle homogénéité, et l’optique f/1.9 est également très bonne, ne faisant apparaître qu’une légère distorsion.

Les résultats sont tout de même un peu moins bons en basse luminosité, et il est à noter que le Galaxy S10e propose, outre un mode Portrait certes moins efficace qu’à l’arrière en l’absence de second module, une option permettant d’élargir un peu le cadre pour des selfies de groupe. La qualité reste très proche de ce que propose le mode normal, avec toutefois une distorsion un peu plus marquée et une sensibilité légèrement moindre.

Le rendu audio

Plutôt bien pourvu pour l’audio, le Galaxy S10e retient même la prise jack que nombre des concurrents de Samsung ont abandonnée sur leurs modèles haut de gamme au cours des dernières années. Mais les utilisateurs préférant garder les oreilles à nu n’ont pas été oubliés non plus. Soulignons d’abord que l’unique haut-parleur dédié au multimédia du smartphone fonctionne de concert avec celui des appels pour offrir du son stéréo. Et l’ensemble se montre en outre capable d’une reproduction sonore d’assez bonne qualité.

Si les basses manquent toujours de profondeur, on note que le Galaxy S10e s’en sort bien mieux que la moyenne avec une bande passante approchant dès 200 Hz du niveau de référence. Avec des aigus en léger retrait également, la plage des médiums reste néanmoins la mieux restituée avec même une légère préaccentuation autour de 2 kHz. Côté puissance, nous avons mesuré un niveau acoustique très satisfaisant – dans l’absolu et d’autant plus pour son petit format – de 73 dB pour 10 % de distorsion à 50 cm du smartphone.

La qualité de réception (performances radio)

Si la 5G arrive dans la gamme S cette année, Samsung a néanmoins préféré la réserver à une déclinaison dédiée plutôt que d’en faire une généralité. Difficile de lui en tenir rigueur en l’absence d’offre 5G en France pour l’instant, mais les premières devraient être lancées l’année prochaine et le Galaxy S10e ne permettra donc pas d’en profiter. Il propose au mieux de la 4G, avec toutefois le mérite d’offrir une excellente qualité de réception. Nous avons testé le plus abordable des S10 sur l’ensemble des bandes de fréquence utilisées pour la 4G (725, 800, 1800, 1950 et 2600 MHz) et aucun problème n’est réellement apparu. Il se montre à la fois peu directif et très sensible. Le Galaxy S10e est évidemment aussi compatible 2G et 3G, et nous avons constaté des qualités similaires en éprouvant ces modes de connexion.

L'autonomie

Le plus petit des S10 est logiquement aussi celui qui intègre la plus petite batterie. Sa capacité atteint 3100 mAh, contre 3400 et 4100 mAh respectivement pour les S10 et 10+. Le Galaxy S10e est néanmoins celui qui s’en tire le mieux sur notre banc d’essai, se classant même parmi les tout meilleurs smartphones testés dans notre Labo avec un temps d’utilisation mesuré à 12h08. Force est néanmoins de reconnaître que le bilan est un peu plus mitigé en usage réel, la batterie arrivant généralement à bout de souffle en cours de soirée après une charge achevée sur les coups de 9h avec une utilisation modérée.

Conclusion

Addition plus que bienvenue à la gamme phare de Samsung, le Galaxy S10e se pose non seulement en alternative moins coûteuse aux modèles habituels, mais il devrait aussi ravir les acheteurs exaspérés de voir chaque année les smartphones prendre encore quelques millimètres. D’autant que Sony a décidé cette année de ne pas reconduire sa gamme Compact. Avec cette nouvelle déclinaison, Samsung arrive donc sur le segment presque désert des smartphones faciles à utiliser d’une main. Et cela avec de sérieux arguments. Les quelques sacrifices consentis pour économiser sur l’équipement des S10 et S10+ ne touchent jamais plus qu’à des raffinements largement dispensables au quotidien, et il n’est finalement pas un domaine dans lequel ce Galaxy S10e n’excelle pas. Sans bords incurvés, sa dalle Super AMOLED de 5,8 pouces n’en demeure pas moins flatteuse avec sa définition Full HD+ et sa restitution fidèle des couleurs, et la puissance de l’Exynos 9820 permettra d’en profiter avec tous types de contenus. Également impressionnant sur le plan audio avec ses haut-parleurs stéréo, le Galaxy S10e intègre en outre des appareils photo très convaincants à l’arrière (12 + 16 mégapixels en ultra grand-angle) comme à l’avant (10 mégapixels), et n’oublie pas non plus la qualité de réception et l’autonomie. Il s’est montré à la fois peu directif et très sensible en 4G, 3G et 2G et a obtenu un très bon temps de 12h08 à notre test d’autonomie. Reste que ce Galaxy S10e, aussi bon soit-il, devra faire face à de féroces concurrents dans sa gamme de prix, comme l’iPhone Xr qui le devance sur les performances alors que l’on ne peut que conseiller aux amateurs de photo d’aller voir du côté du nouveau Huawei P30 avant de sortir leur carte bleue…

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