LaboFnac

Test du Marshall Major III Bluetooth : un modèle aussi confortable qu’endurant

Marshall Major III

Casque léger, compact et surtout confortable, le Major III se situe en entrée de gamme chez Marshall. Le casque, au format supra-auriculaire, ne démérite pas pour autant. La version Bluetooth que nous avons testée offre une excellente autonomie et présente une perturbation limitée. Compte tenu de son positionnement, on pouvait craindre une déception à l'écoute. Il faut certes apprécier une signature sonore aux graves soutenus, aux hauts médiums un peu accentués, le tout au détriment des aigus et des médiums, et composer avec une petite distorsion apparaissant sur certaines fréquences en Bluetooth. L'isolation passive est elle aussi perfectible, mais dans l'ensemble, ce Major III livre une prestation très satisfaisante pour un usage quotidien et nomade.

Note technique du Labo

  • - Casque compact et léger
  • - Autonomie de plus de 30 heures
  • - Peu de distorsion
  • - Réponse en fréquence manquant d'équilibre
  • - Isolation passive perfectible

A partir de 149€99 sur Fnac.com Acheter

Le rythme est cette année soutenu pour Marshall, qui livre non seulement son premier casque à annulation de bruit active, le MID A.N.C., mais aussi son modèle le moins onéreux à ce jour, le Major III. Décliné en versions filaire et Bluetooth, ce dernier ambitionne de proposer la qualité Marshall, mais en version abordable. Pari réussi ? Nous avons soumis le Major III Bluetooth à notre batterie de tests Labo pour le savoir.

L’ergonomie et le design

Entre les différents modèles de Marshall, difficile de s’y retrouver pour qui ne connaît pas bien la marque. Le Britannique habille tous ses modèles d’un similicuir grainé caractéristiques, et ses écouteurs supra-auriculaires semblent identiques. Mais de plus près, les différences entre les MID ou Monitor, par exemple, et notre Major III, sautent aux yeux.

Marshall Major III

© Fahim Alloul / LaboFnac

Ce modèle supra-auriculaire, léger avec ses 178 grammes sur la balance, présente des écouteurs au format un peu plus carré que ses aînés. Ils sont certes habillés de similicuir, mais pas entièrement : le pourtour des écouteurs est en plastique. Les éléments de fixation des oreillettes à l’arceau sont en plastique eux aussi, mais le tout de bonne facture et donnant une bonne impression de solidité. Lors de notre est, nous n’avons pas franchement craint de laisser le casque au fond d’un sac, et il s’en est sorti indemne. Bon point pour lui : ses écouteurs peuvent être repliés vers l’intérieur de l’arceau pour faciliter le transport.

Marshall Major III

© Fahim Alloul / LaboFnac

Comparé au Major II, le Major III apporte peu de changements. La plupart des éléments dorés ont été supprimés pour davantage de sobriété, à l’exception de la charnière de l’arceau et du bouton multifonctions, maintenu sur l’oreillette gauche. Celui-ci fonctionne comme toujours chez Marshall : un clic pour les fonctions Play/Pause, un mouvement vers la droite pour passer au titre suivant, un autre à gauche pour le précédent. Pousser le bouton vers le haut permet de monter le volume, et vers le bas de le baisser. Enfin, un double-clic (un peu moins commode à prendre en main, il faut l’avouer) permet d’activer l’assistant personnel du smartphone, soit Google Assistant dans notre cas. L’habitude se prend vite, et la touche est suffisamment réactive pour que l’on ne dégaine pas son smartphone à tout bout de champ.

Marshall Major III

© Fahim Alloul / LaboFnac

Notez que l’écouteur droit accueille la prise micro-USB dédiée à la charge du casque ainsi qu’un témoin lumineux dédié à l’appairage Bluetooth et à la charge.

Quant à l’arceau, habillé de similicuir lisse à l’intérieur, il ne bénéficie pas d’un rembourrage aussi généreux que celui des écouteurs. Plus sobre que celui du Major II, il se contente d’un logo Marshall creusé dans la matière (et non imprimé en doré), et d’un rembourrage relativement mince. Néanmoins, avec son poids plume et sa force d’appui limitée à 445 gf, le casque reste confortable. Nous l’avons d’ailleurs éprouvé sur de longues périodes et n’avons de notre côté ressenti de gêne qu’après plus de trois heures d’écoute. Notez également que cet arceau est conçu dans un matériau très flexible qui favorise le confort quelle que soit la taille de l’utilisateur, et limite les risques de casse.

Confort

Poids (en g) Force d'appui (en gf)
178445

Le confort procuré par un casque se mesure aussi à celui qu’il procure à l’entourage de l’utilisateur. Comme toujours, nous diffusons un bruit rose dans le casque placé sur notre mannequin de test et vérifions, à l’aide d’un microphone placé à 50 cm de l’appareil, le niveau sonore perceptible. Comme vous pouvez le constater sur la courbe ci-dessous, les bruits sont nettement étouffés sur l’ensemble du spectre. Ce sont toutefois les graves qui le sont le mieux.

  • Marshall Major III

    © Fahim Alloul / LaboFnac

  • Marshall Major III

    © Fahim Alloul / LaboFnac

  • Marshall Major III

    © Fahim Alloul / LaboFnac

  • Marshal Major III

    © Fahim Alloul / LaboFnac

Perturbation

La qualité audio

Le Marshall Major III se décline en deux moutures : l’une uniquement filaire, et l’autre fonctionnant en Bluetooth, avec un câble fourni permettant de pallier d’éventuelles pannes de batterie. Utilisé en Bluetooth ou en filaire, le Major III a au moins une qualité : celle d’être constant.

Comprenez que la qualité audio est presque semblable lorsque l’on passe du filaire au Bluetooth. Les graves sont soutenus en deçà de 160 Hz, un peu plus en version filaire qu’en Bluetooth. Les médiums sont quant à eux légèrement en retrait, tandis que l’on observe une petite accentuation autour de 3 kHz. Quoi qu’il en soit, à l’usage, les voix sont tout à fait audibles. Quant aux aigus, ils chutent nettement au-delà de 6 kHz (un peu moins en Bluetooth qu’en filaire) pour tout bonnement disparaître au-delà de 16 kHz. Les amateurs de rock seront donc bien avisés d’en tenir compte.

Si en termes de bande passante pure, le Bluetooth (compatible AptX, rappelons-le) fait très légèrement mieux que le filaire, il compense par une distorsion un peu plus notable en sans-fil. Sur les trois fréquences mesurées (80, 100 et 200 Hz), le Major III ne concède que peu de distorsion à 87 comme à 90 dB. En revanche, à 87 et plus encore à 90 dB, le casque connecté en Bluetooth présente une distorsion harmonique notable à 200 Hz. Sur le reste des fréquences que nous évaluons, il n’a toutefois rencontré aucune grosse difficulté.

Réponse en fréquence

Toujours au rayon de la qualité audio, nous mesurons la sensibilité de notre casque, c’est-à-dire la tension nécessaire au niveau de la source (smartphone, ordinateur…) afin que le Major III atteigne notre niveau acoustique moyen de référence, fixé à 94 dBA. Aucun problème à relever sur le casque, dont nous avons relevé une sensibilité de 90 mV en filaire comme en Bluetooth. Cela autorise son usage avec à peu près n’importe quel type d’appareil, sans avoir à augmenter déraisonnablement le volume. De même, la latence mesurée est correcte, à 145 ms, et ne devrait pas poser de problème majeur si vous regardez des films en Bluetooth.

L'isolation (passive)

Les casques supra-auriculaires souffrent généralement de difficultés à masquer convenablement les bruits extérieurs, contrairement aux modèles circum-auraux qui couvrent l’ensemble de l’oreille. Le Marshall Major III ne déroge pas à la règle, testé dans notre chambre anéchoïque dans laquelle nous plaçons une enceinte diffusant un bruit rose à proximité de notre mannequin. Nous vérifions ici le niveau sonore que ses « oreilles » perçoivent. Dans nos conditions de test, les résultats se sont avérés perfectibles. L’isolation passive procurée par le casque filtre bien les aigus, presque aussi bien les médiums, mais montre de nettes limites dans le cas des graves, notamment en deçà de 500 Hz. Selon l’environnement dans lequel vous vous trouverez, vous serez donc parfois contraint à monter le son pour profiter correctement de votre musique.

Isolation

Isolation passive

Isolation graves Isolation mediums Isolation aigus
378

L'autonomie

Comme le Mid Bluetooth, le Major III promet plus de 30 heures d’autonomie sur une seule charge. Promesse tenue, d’après nos calculs : avec un bruit rose diffusé à un niveau moyen de 90 dB, notre casque est parvenu à tenir 34h30. Une excellente performance qui devrait convenir aux utilisateurs dont le casque est utilisé aussi bien dans les transports qu’au travail. La charge complète, quant à elle, est un peu longue : elle prend en moyenne 3h15. Mieux vaut penser à brancher le casque durant la nuit, donc. En cas d’oubli, rappelons que le casque est fourni avec un câble jack qui pourra vous sauver la mise.

Conclusion

Casque léger, compact et surtout confortable, le Major III se situe en entrée de gamme chez Marshall. Le casque, au format supra-auriculaire, ne démérite pas pour autant. La version Bluetooth que nous avons testée offre une excellente autonomie et présente une perturbation limitée. Compte tenu de son positionnement, on pouvait craindre une déception à l'écoute. Il faut certes apprécier une signature sonore aux graves soutenus, aux hauts médiums un peu accentués, le tout au détriment des aigus et des médiums, et composer avec une petite distorsion apparaissant sur certaines fréquences en Bluetooth. L'isolation passive est elle aussi perfectible, mais dans l'ensemble, ce Major III livre une prestation très satisfaisante pour un usage quotidien et nomade.

Note technique du Labo

Isolation passive

Isolation graves Isolation mediums Isolation aigus
378

Confort

Poids (en g) Force d'appui (en gf)
178445

A partir de 149€99 sur Fnac.com Acheter

Test réalisé par

Contenus associés

Produits similaires

Partager ce test :

Attention, vous avez déjà 3 produits dans le comparateur : supprimez un de ces produits pour rajouter celui-ci au comparateur.