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Test Labo du Sony Alpha A7 III : un appareil bon à tout faire

07 janvier 2019
Par Romain Challand, Marielle Masounave
Test Labo du Sony Alpha A7 III : un appareil bon à tout faire

En résumé

Le Sony A7 III est un excellent boîtier plein format, et cette troisième génération continue de s’enrichir de nouvelles compétences et fonctionnalités. Associé à l’objectif FE 28-70 mm f/3,5-5,6, le produit obtient d’excellentes appréciations sur nos différents tests labo, qu’il s’agisse des mesures de résolution ou de la restitution des détails. Il s’agit d’un couple très bon dans la plupart des situations, même si un tel appareil est voué à être utilisé avec des optiques un peu plus haut de gamme, comme celles de la gamme G Master de la marque.

Note technique

Les plus et les moins

Les plus
  • Très bonnes capacités de recadrage
  • Bonne restitution des détails, surtout au 28 mm
  • Excellente homogénéité des images
  • Autonomie appréciable
Les moins
  • Un écran qui perd en définition

Notre test détaillé

Après l’A7R III, et avant l’éventuel A7S III, c’était au tour de l’A7 III de passer entre nos mains pour un test Labo. Que vaut cet hybride plein format qui se veut l’option polyvalente de la gamme ?

Comme ses ancêtres, les A7 et A7 II, l’A7 III s’appuie sur un capteur plein format (35,6 x 23,8 mm) CMOS Exmor R d’environ 24,2 mégapixels, stabilisé sur 5 axes, et qui est compatible avec les objectifs de type E. Si les modèles S sont spécialistes des basses lumières (surtout en vidéo), l’A7 III propose tout de même une plage de sensibilité comprise entre 100 et 51 200 ISO. Le système AF est hybride, se basant sur de la détection de phase et de contraste, et 693 points sont mis à contribution. Pour la vidéo, l’A7 III offre la captation en 4K à 30 images par seconde. Le viseur électronique OLED de 0,5 pouce affiche 2,36 millions de points, tandis que l’écran LCD tactile ne fait que 921 6000 points, et est inclinable. Wi-Fi, Bluetooth et NFC sont présents, et la connectique se compose d’un micro HDMI, d’un port USB-C (3.1) et d’un double slot pour cartes SD.

sony A7 III

© Labo Fnac

Ergonomie, design et fonctionnalités

La prise en main

L’Alpha 7 de Sony, son boîtier hybride grand public, n’en finit plus de se décliner. La troisième génération a été lancée en 2018, et il ne manque plus que l’A7S III pour compléter le tableau. Quant à l’A7R III, il est passé par notre Labo et a montré de grandes aptitudes en photographie, notamment grâce à son capteur de 45 mégapixels environ. Si l’A7 III opte pour un capteur plus classique de 24,2 mégapixels, il possède un design absolument similaire. Les dimensions des deux produits sont d’ailleurs strictement les mêmes (126,9 x 95,6 x 73,7 mm) et seul le poids varie de 7 petits grammes (650 grammes pour l’A7 III nu).

sony A7 III

© Labo Fnac

Globalement, la prise en main se fait moins sereine que sur des boîtiers reflex, mais est assez similaire à ce que proposent la plupart des boîtiers hybrides du genre. La poignée ergonomique est suffisamment creusée pour offrir une préhension sûre, et l’espace réduit entre les doigts et le bord de l’objectif suffit à sécuriser la tenue du boîtier à une main. On estime que la prise en main est du même acabit que sur les EOS R et Nikon Z6/Z7, des produits qui entrent directement en compétition avec cet A7 III. On peut réitérer les mêmes critiques qu’avec l’A7R III, telles que des molettes crantées (ouverture et vitesse) qui ne dépassent pas suffisamment du boîtier, par exemple. Certains pourraient aussi regretter l’absence d’un écran de contrôle sur le boîtier, mais il pourra s’agir là d’un axe d’amélioration pour les prochaines itérations de la gamme Alpha 7.

sony A7 III

© Labo Fnac

Sony a cherché à faire des économies sur cet appareil, dont l’écran LCD TFT de 7,5 cm propose une définition de seulement 921 600 points, alors que l’A7R III offre 1,44 million de points. Si la définition de l’écran ne fait pas le photographe, elle peut tout de même aider à se satisfaire, ou non, d’un cadre ou d’une image. C’est d’ailleurs pour cela que l’écran du Canon EOS R, avec ses 2,1 millions de points, nous a particulièrement séduits lors de son test. Notez aussi que l’écran de l’A7 III est toujours inclinable de 107 degrés vers le haut, et 41 degrés vers le bas, et nous rappelle à quel point les écrans montés sur rotule se trouvent être pratiques pour multiplier les angles de vue.

sony A7 III

© Labo Fnac

Depuis le premier A7, Sony a fait du chemin sur la conception de son boîtier. Le logement pour cartes SD est désormais fermé par un système de gâchette, tandis qu’un joystick de navigation a fait son apparition en haut à droite de l’écran. L’autonomie a également été largement revue à la hausse puisqu’elle atteint désormais 710 prises de vue (avec écran LCD) et 610 vues avec le viseur.

sony A7 III

© Labo Fnac

Connectiques

La connectique se compose d’un port USB-C, d’un connecteur micro HDMI type D, d’une port micro USB, d’une prise casque mini jack stéréo 3,5 mm, d’une prise microphone, ainsi que d’une prise synchro flash. L’A7 III est compatible Wi-Fi 802.11b/g/n (2,4 GHz), Bluetooth (v4.1) et NFC. Comme les autres boîtiers de la gamme, il est possible de les coupler rapidement à un smartphone Android ou iOS, et de piloter le produit depuis l’application Play Memories. Il est aussi possible de transférer des images sur le smartphone.

sony A7 III

© Labo Fnac

Résolution

Rappelons-le, le Sony A7 III est équipé d’un capteur CMOS Exmor R plein format, avec rétroéclairage, associé à un processeur d’image BionzX. Testé avec le FE 28-70 mm f/3,5-5,6, le boîtier présente de très bonnes capacités de recadrage, allant de 68 % au 28 mm à 75 % au 50 mm. Il sera donc possible de recadrer largement l’image, en ne conservant qu’un tiers voire un quart de la surface si l’utilisateur le souhaite, et sans observer de dégradation de la résolution.

En plus de ses capacités de recadrage, le système testé présente une belle homogénéité, particulièrement au 50 mm où la résolution moyenne sur les bords de l’image est presque aussi élevée que sur la zone centrale. Bref, l’utilisateur n’aura pas à s’inquiéter d’une quelconque dégradation de la qualité selon la zone de l’image ou la focale. Tout est ici très maîtrisé.

Restitution des détails

Pour évaluer la sensibilité, nous soumettons notre scène test aux appareils photo afin d’évaluer leur niveau de restitution des détails en situation. Cette scène test se compose de modules avec différentes matières, textures et couleurs, tandis que la situation choisie correspond à un niveau d’éclairement moyen (500 Lux), équivalent à celui d’un salon en lumière tamisée.

Sony a7 iii

Notre scène test, photographiée au 28 mm © Labo Fnac

Cet exercice met en exergue les grandes compétences du produit qui, même associé à une optique peu lumineuse – le FE 28-70 mm f/3,5-5,6 – se montre très convaincant. Il l’est particulièrement sur les focales de 28 et 50 mm, avec une fine restitution des détails, que ce soit sur le texte (lisible aisément jusqu’au corps 8), les cuirs, minéraux, végétaux ou trames de tissus. C’est au 70 mm que le système se montre un peu moins convaincant, les images produites en mode programme avec des réglages automatiques étant un peu moins détaillées. Mais la différence n’est réellement visible qu’en zoomant sur les zones de l’image concernées et, à moins d’avoir un œil très averti, il sera difficile de voir la moindre différence sur un tirage 20 x 30 cm, par exemple.

Sony a7 iii

Zoom sur la partie végétation de notre scène test, où la restitution des détails est particulièrement bonne © Labo Fnac

N’hésitez pas à cliquer sur notre scène test pour l’afficher en pleine page.

Qualités optiques

Régulièrement associé en kit avec les appareils hybrides Sony, le FE 28-70 mm F3.5-5.6 n’est pas le plus lumineux des objectifs, mais ses qualités optiques sont satisfaisantes. On ne relève aucun défaut significatif, que ce soit en matière d’astigmatisme, de distorsion géométrique ou d’aberrations chromatiques.

Vidéo

En matière de vidéo, c’est évidemment l’A7S III qui est attendu de pied ferme, et qui devrait proposer d’intéressantes fonctionnalités. De son côté, l’A7 III propose les mêmes choses que l’A7R III testé il y a quelque temps. Le boîtier permet la captation vidéo en 4K à 30 images par secondes (100 Mbps) et Full HD à 120 images par seconde. Quelques profils vidéo sont incorporés, dont les S-Log3 et HLG. Ici, pas d’enregistrement 4:2:2 10 bit, l’A7 III se contentant de 8 bit en interne (4:2:0) et en sortie HDMI (4:2:2).

Galerie d’images

Conclusion

Le Sony A7 III est un excellent boîtier plein format, et cette troisième génération continue de s’enrichir de nouvelles compétences et fonctionnalités. Associé à l’objectif FE 28-70 mm f/3,5-5,6, le produit obtient d’excellentes appréciations sur nos différents tests labo, qu’il s’agisse des mesures de résolution ou de la restitution des détails. Il s’agit d’un couple très bon dans la plupart des situations, même si un tel appareil est voué à être utilisé avec des optiques un peu plus haut de gamme, comme celles de la gamme G Master de la marque.

Article rédigé par
Romain Challand
Romain Challand
Journaliste
Marielle Masounave
Marielle Masounave
Responsable des tests photo
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