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Test Labo du Nikon D780 (24-70 mm) : une mise à jour bienvenue sur un marché du reflex tendu

test Nikon D780

Comme attendu, le Nikon D780 rajeunit une gamme dont le précédent représentant - le D750 - date de 2014. Outre quelques ajustements ergonomiques, dont un écran de meilleure facture et une connectique plus moderne, le boîtier conserve globalement les dimensions et le poids de son aîné. La présence d’un processeur plus moderne lui octroie également des améliorations de performances, tandis que la résolution et la restitution des détails sont très bons, particulièrement aux focales les plus courtes. Destiné à des utilisateurs aguerris, ce D780 propose également un mode vidéo amélioré avec l’apparition de la 4K. Reste à savoir si ce boîtier réussira à convaincre les utilisateurs du D750 de se mettre à jour... sans passer par la case hybride.

Note technique du Labo

  • - Bonnes capacités de recadrage (résolution)
  • - Bonne restitution des détails
  • - Des améliorations ergonomiques
  • - Un mode vidéo moderne
  • - L’impossibilité de fixer un grip supplémentaire
  • - Disparition du flash d’appoint

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Cinq ans après le D750, qui compte parmi les plus grands succès de Nikon, la marque jaune revient avec son successeur. Nous l’avons soumis à notre test Labo, dont voici les résultats. Ceux-ci ont été obtenus avec l’optique Nikkor 24-70mm f/2.8G.

Le produit utilisé lors de ce test, réalisé en avant-première, nous a été prêté par le fabricant. Nous le mettrons à jour ultérieurement avec les données récoltées lors d’un test réalisé à partir d’un appareil issu du stock de la Fnac.

Alors même que le boîtier D6, dont le développement a été annoncé en septembre 2019, se fait encore attendre pour concurrencer le boîtier EOS-1D X Mark III présenté en début de mois par Canon, c’est le successeur du D750 que Nikon place aujourd’hui sur le devant de la scène. Ce D780 se veut une évolution majeure du D750, empruntant certaines de ses caractéristiques au plus professionnel boîtier D5.

Nikon D780

© LaboFnac

Le D780 adopte le format FX, c’est-à-dire le capteur plein format de son prédécesseur. Celui-ci, de type CMOS, conserve peu ou prou de son aîné, avec 25,28 millions de pixels contre 24,3 Mpx pour celui de son prédécesseur. Le boîtier est pourvu du processeur d’images Expeed 6, qui équipe aussi l’hybride Z6, promettant des améliorations en termes de rapidité. Il est ainsi question d’un autofocus, inspiré de celui du boîtier D5, qui lorsqu’il fonctionne en continu permet d’atteindre une cadence rafale de 7 fps, contre 6,5 fps avec le D750. Le D780 promet une mise au point facilité par un autofocus à détection de phase comptant 51 points en visée optique, et 273 points en visée écran, où il peut descendre jusqu’à -5 IL. Ce mode liveview est d’ailleurs conçu pour assurer une rafale jusqu’à 12 i/s. Côté sensibilité, l’appareil laisse de côté la plage de 100 à 12 800 ISO avec laquelle le D750 est compatible pour monter jusqu’à 51 200 ISO.

Nikon D780

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On retient enfin un appareil à l’autonomie augmentée (2269 vues) et capable de filmer en 4K 30p en 10 bits 4:2:2 (ou Full HD à 60p). Le boîtier gagne une compatibilité avec le HLG en passant par un enregistreur externe.

Le design et l'ergonomie

Les premiers instants passés avec le D780 confirment que si le boîtier revoit pour beaucoup la copie du D750, les changements s’opèrent à l’intérieur du produit plutôt qu’au niveau de son design. La prise en main ne déroutera donc pas ceux qui sont déjà équipés de son prédécesseur ou l’ont déjà essayé, ce qui en soi constitue une bonne nouvelle. Elle est d’autant plus aisée que le grip, bien creusé et profond, est très confortable. Une prise en main irréprochable qui doit aussi beaucoup à la présence du repose-pouce à l’arrière.

On repère toutefois quelques différences au niveau des commandes. La roue dédiée aux modes s’est légèrement allégée sur le côté gauche, tandis qu’un bouton dédié aux ISO, qui remplace le raccourci offrant un accès direct à la mesure d’exposition, est apparu sur son flanc droit. À l’arrière, les commandes varient peu, le bouton permettant de basculer entre les modes photo et vidéo ayant simplement été déplacé. Il passe du dessous du pavé directionnel au bord droit du viseur. Le raccourci d’accès aux réglages des principaux paramètres (qualité d’image, mode AF, balance des blancs, mesure d’exposition, zone AF…) passe du côté gauche de l’écran à sa droite.

Nikon D780

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Le principal changement à noter – et pas des moindres – est le passage d’un écran non tactile à une dalle plus moderne sur ce point. Ce moniteur TFT conserve une diagonale de 3,2 pouces et offre une définition revue à la hausse (2,359 millions de points contre 1,229 million sur le D750) alors qu’il reste inclinable sur le plan vertical à 170°. Toutefois, en contrepoint de cet ajout, on constate la disparition du flash intégré au D750. Un choix qui offre néanmoins un peu plus de place au reste des composants et permet de limiter le poids du boîtier, qui mesure 143,5 × 115,5 × 76 mm et pèse 755 g seul, et 840 grammes avec sa batterie et une carte SD. À ce titre, rappelons que le D780 peut accueillir deux cartes SD (UHS-II). L’UHS-I était encore de mise sur le D750, qui pesait lui aussi 840 g avec batterie et carte mémoire.

Nikon D780

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Toujours au rang de la modernisation, on constate que la connectique s’adapte à son époque et adopte l’USB-C, comme dans l’univers du mobile et à l’instar des hybrides de série Z.

Terminons par quelques regrets. On ne constate pas d’évolution au niveau du viseur, qui conserve le format rectangulaire de son prédécesseur. Nous aurions apprécié de retrouver celui du D850, plus ample et plébiscité pour son confort. Quant à la possibilité d’ajouter un grip sous l’appareil, elle disparaît tout bonnement. Si on l’entend, du fait que la batterie du D780 gagne en endurance, on perd au passage les contrôles déportés sur un grip en mode portrait, mais aussi une batterie supplémentaire que les photographes partant pour de longues sessions de shooting peuvent apprécier.

Nikon D780

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La résolution

Rappelons que le Nikon D780 est équipé d’un capteur CMOS de 25,28 millions de pixels, associé à un capteur Expeed 6. Il a ici été testé avec l’optique AF-S NIKKOR 24-70mm f/2.8G ED qui appartient au catalogue haut de gamme d’optiques de la marque. Et sans plus de suspense, l’association s’est montrée excellente lors de ce test.

Ce duo propose de bonnes capacités de recadrage, que ce soit au 28, au 50 ou au 70 mm. Sur la plus courte focale, il est possible de rogner jusqu’à 64 % de l’image selon nos critères (un tirage 20 x 30 cm) et sans dégradation perceptible de la qualité. Cette capacité de recadrage atteint 69 % au 50 mm, et 62 % au 70 mm. Les utilisateurs n’auront donc aucun mal à ne conserver qu’un tiers de l’image environ si le besoin d’un recadrage se fait ressentir. On remarque également que le centrage est excellent, c’est-à-dire que la résolution est plus grande au centre de l’image, et que l’homogénéité de celle-ci est bonne également avec peu d’écarts de résolution mesurés entre le centre et les bords.

Nous avons pu tester ce boîtier avec deux autres optiques, à savoir le Nikkor 24-120mm f/4 G ED VR et le Nikkor 28mm f/1,4 E ED. L’association du D780 avec le premier, qui séduit les adeptes du reportage en raison de sa polyvalence, est convaincante, surtout au 28 et au 50 mm où les capacités de recadrage sont de 67 et 63 %. Il faudra être un peu plus prudent sur le rognage à partir du 70 mm puisqu’on mesure 51 % de recadrage permis. Au 85 mm, cette donnée n’est plus que de 44 %. Enfin, le Nikkor 28mm f/1,4 E ED qui couvre des utilisations spécifiques comme la photographie d’architecture ou de classiques paysages, permet un recadrage de 75,3 % quand elle est associée au D780.

La restitution des détails

Pour évaluer la sensibilité, nous soumettons notre scène test aux appareils photo afin d’évaluer leur niveau de restitution des détails en situation. Cette scène test se compose de modules avec différentes matières, textures et couleurs, tandis que nous avons choisi deux situations : un niveau d’éclairement moyen (500 Lux), équivalent à celui d’un salon en lumière tamisée, et un niveau d’éclairement bas (250 Lux), correspondant à une lumière du crépuscule. L’appareil est quant à lui réglé sur le mode automatique.

Nikon D780 500 Lux

Scène test à 500 Lux © LaboFnac

Nikon D780 500 Lux

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Dans cette première situation, notre Nikon D780 associé à l’optique AF-S NIKKOR 24-70mm f/2,8G parvient efficacement à restituer les détails de notre scène test, même si ce boîtier n’atteint pas l’excellence aperçue sur de récents boîtiers hybrides. On observe toutefois une fine restitution des détails, avec la possibilité de lire confortablement le module de texte jusqu’au corps 6. Même certaines inscriptions de la carte Ethernet sont visibles, mais sans possibilité réelle de les déchiffrer, ce qui est possible sur certains capteurs plus musclés en nombre de pixels (Nikon Z7, Sony A7R IV…). Bien que destiné à des photographes qui maîtrisent la retouche photo, la colorimétrie des images en mode automatique apparaît satisfaisante. On remarque l’absence de couleurs trop vives sur les tissus, ou encore l’effet naturel des mèches de cheveux et de la végétation.

Nikon D780 250 Lux

Scène test à 250 Lux © LaboFnac

Nikon D780 250 Lux

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À 250 Lux, les résultats sont sensiblement les mêmes, bien que l’on constate une légère dégradation des textures. Le Nikon D780 est en tout cas satisfaisant dans la plupart des situations, et son association avec une optique comme le 24-70 mm devrait convaincre les photographes à la recherche d’une combinaison efficace pour du reportage, par exemple.

  • Nikon D780

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  • Nikon D780

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Qualités optiques

Que ce soit en association avec l’AF-S NIKKOR 24-70mm f/2,8G, avec l’AF-S Nikkor 24-120mm f/4 G ED VR, ou avec l’AF-S Nikkor 28 mm f/1,4 E ED, nos tests n’ont pas révélé de défauts optiques majeur, hormis pour le 24-120 mm où des aberrations chromatiques sont visibles selon les situations.

La vidéo

C’est donc du côté de la vidéo que Nikon a bien travaillé avec son D780, qui rajeunit la gamme grâce à capacité à filmer en 4K 30p en 10 bits 4:2:2 (ou Full HD à 60p). Le boîtier gagne une compatibilité avec le format HLG en passant par un enregistreur externe de type Atomos, mais Nikon a omis de fournir un mode cinéma 4K à son boîtier. Dommage. L’évolution est quoi qu’il en soit très intéressante.

Conclusion

Comme attendu, le Nikon D780 rajeunit une gamme dont le précédent représentant - le D750 - date de 2014. Outre quelques ajustements ergonomiques, dont un écran de meilleure facture et une connectique plus moderne, le boîtier conserve globalement les dimensions et le poids de son aîné. La présence d’un processeur plus moderne lui octroie également des améliorations de performances, tandis que la résolution et la restitution des détails sont très bons, particulièrement aux focales les plus courtes. Destiné à des utilisateurs aguerris, ce D780 propose également un mode vidéo amélioré avec l’apparition de la 4K. Reste à savoir si ce boîtier réussira à convaincre les utilisateurs du D750 de se mettre à jour... sans passer par la case hybride.

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