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Test Labo du Nikon D3400 (18-105mm) : un entrée de gamme correct, mais pas très connecté

Nikon D3400

Les possesseurs de D3300 pourront fermer les yeux sur son successeur au vu des rares nouveautés apportées, à savoir une connectivité sans fil réservée au transfert des prises, même si le D3400 reste un bon reflex entrée de gamme. On regrettera ses performances moyennes en basse luminosité, mais la qualité d’image est généralement au rendez-vous grâce au capteur DX de 24,2 mégapixels. Encore faut-il que l'objectif suive, ce qui n’est pas vraiment le cas du 18-105 mm testé ici lorsqu’il est utilisé en téléobjectif. Le zoom 5,8x dégrade le piqué et apporte du vignettage. Le boîtier s’est par ailleurs montré très réactif et respectueux des couleurs en mode automatique. Un bon choix pour qui souhaite passer au reflex sans avoir à toujours se frotter à une foule de réglages.

Note technique du Labo

  • - Compact et léger
  • - Réactif en tout temps
  • - Qualité d'image correcte, mais sans réel progrès depuis le D3300
  • - Fonctions connectées trop limitées

Les reflex ne sont pas nécessairement réservés aux professionnels de la photo ni même aux photographes confirmés, et Nikon entend une nouvelle fois le prouver avec le D3400. Successeur logique du D3300, il apporte essentiellement une connectivité sans fil via le Bluetooth associé à la technologie Snapbridge. Cela suffira-t-il à renouveler l’intérêt pour la gamme de reflex grand public de Nikon ?

Le Nikon D3400 est un reflex entrée de gamme renfermant un capteur CMOS de 24,2 mégapixels (effectifs) au format DX, comme son prédécesseur. La liste des points communs ne s’arrête d’ailleurs pas là : processeur EXPEED 4, autofocus à 11 points (dont un en croix), sensibilité jusqu’à 25600 ISO, viseur avec pentamiroir couvrant 95 % du champ de vision, écran TFT de 3 pouces et 921 000 points, flash intégré, sortie miniHDMI, emplacement SD, vidéo 1080p à 60, 50 ou 24 i/s… Par conséquent, celle des nouveautés est elle assez courte, et n’inclut finalement que la connectivité Snapbridge, par Bluetooth. Il faudra en revanche toujours se passer du Wi-Fi, mais aussi de la prise micro pourtant présente sur le D3300. Autant dire que ce nouveau modèle ne part pas très bien sur le papier. Place à la pratique, avec l’objectif AF-S DX Nikkor 18-105 mm de notre pack Fnac.

Nikon D3400

Le design et l'ergonomie

Avec le D3400, Nikon innove aussi peu sur la forme que sur le fond. Cela aura au moins l’avantage de ne pas trop perturber les adeptes de la série, tandis que les autres trouveront un boîtier facile à emporter partout, autant qu’à maîtriser. Les dimensions sont d’ailleurs identiques à celles du D3300 (124 x 98 x 75,5 mm) pour un poids légèrement revu à la baisse (445 grammes avec batterie et carte mémoire). Ajoutez à cela la large poignée antidérapante, et vous obtenez un boîtier facile à prendre en main. Il semble en outre assez solide malgré l’emploi exclusif de plastique, et promet de garder les connectiques (microUSB et miniHDMI à gauche et port SD à droite) à l’abri des poussières avec des trappes solidement fixées. La batterie s’insère quant à elle par le bas.

Nikon D3400

Côté commandes, les options et réglages de prise de vue se feront presque exclusivement de la main droite. Seuls l’ouverture du flash et l’unique bouton Fn se trouvent à gauche. L’autre main servira essentiellement en visionnage, avec la ligne de commandes présente à gauche de l’écran. Écran qui ne servira d’ailleurs, lui aussi, pratiquement qu’au visionnage. Sans surface tactile ni bras orientable, la visée LiveView n’apporte finalement pas grand-chose de plus que le viseur présent juste au-dessus. Dommage. La navigation dans les menus aurait aussi pu en profiter, même si ce n’est pas le plus grave. Nikon proposant des menus clairs et assez bien fichus.

Nikon D3400

Un mot sur Snapbridge pour finir, puisque c’est tout de même la grande nouveauté de ce D3400. Il s’agit d’une technologie propriétaire de Nikon s’appuyant sur le Bluetooth pour transférer les prises vers les appareils compatibles (Android et iOS). La configuration est rapide et le transfert peut se faire automatiquement après chaque prise sans bloquer l’utilisation du boîtier. Plutôt pratique pour partager rapidement une prise sur la Toile. On regrettera en revanche l’absence d’application Windows ou Mac pour en faire de même avec un ordinateur, sur lequel il est généralement préférable de stocker ses prises. Il est également dommage de ne pouvoir piloter le boîtier à distance, cela passant par le Wi-Fi. L’aspect “connecté” reste donc très basique.

  • Nikon D3400
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L'optique

L’optique choisie pour notre test n’est certainement pas la meilleure, mais la flexibilité offerte par son zoom 5,8x suffira sans doute pour beaucoup à compenser les quelques lacunes observées au Labo, principalement en matière de distorsion. Avec ou sans grossissement, il faudra s’en accommoder avec toutefois une différence selon la focale choisie. Elle se manifeste sous forme de coussinet en courte focale (1,02 %) et sous forme de barillet en longue focale (- 0,63 %).

Le Nikkor AF-S DX 18-105 mm s’en sort déjà mieux lorsqu’il s’agit de vignettage, uniquement présent en téléobjectif, et plus encore lorsqu’il s’agit d’aberrations chromatiques, insignifiantes peu importe la focale.

Optique

Grand-angleTéléobjectif
3.2
Distorsion géométrique
6
10
Aberrations chromatiques
10
8
Vignettage
1

La colorimétrie

La colorimétrie est un domaine dans lequel le D3400 s’en sort relativement bien en mode automatique. Les plus perfectionnistes préféreront toujours faire leur balance des blancs manuellement. Ce n’est toutefois pas vraiment le public visé. Il est donc bon de savoir que ce ne sera pas forcément nécessaire. Lors de nos tests, seul le vert foncé est parvenu à impacter les autres couleurs de manière significative. Attention donc lors des randonnés en forêt par exemple, mais les autres environnements ne devraient pas poser trop de problèmes.

Nikon D3400 : balance des blancs

Du côté du respect des couleurs, nous relevons là aussi des valeurs honorables. Le delta E moyen s’élève à 4,8 en lumière du jour. Les éclairages fluo et tungstène entraînent néanmoins de légères dérives dans les teintes, portant ce delta E moyen à 6,44 et 7,44 respectivement.

Nikon D3400 : respect des couleurs

Colorimétrie

Lumiére du jour Lumiére artificielle Balance automatique des blancs
3.66.79.6

La sensibilité

La sensibilité n’est décidément pas le fort de la série D3xxx. Il faut dire que Nikon ne semble que peu enclin à faire évoluer les choses dans ce domaine, puisque le dernier modèle reprend plus ou moins le même équipement que le précédent et voit simplement sa plage ISO étendue à 25 600 par défaut. Il sera malheureusement bien difficile d’en profiter, la qualité d’image laissant à désirer dès 1 600 ISO avec un rapport signal/bruit tombant à 26,5 dB.

Nikon D3400 : bruit à 6400 ISO

Le traitement logiciel de Nikon a néanmoins le mérite d’être plutôt tolérant, et de ne pas abuser du lissage avant 6 400 ISO pour gommer le bruit. Les textures restent ainsi plutôt bien préservées jusque là.

Nikon D3400 : texture à 640 ISO

Sensibilité

Rapport signal/bruit

Préservation des textures

Sensibilité

Rapport signal/bruit Préservation des textures
2.35.1

L'autofocus

Le système autofocus du Nikon D3400 s’appuie sur 11 collimateurs, dont un en croix, et se trouve accompagné d’une LED pour l’aider à faire son office en basse lumière. La rapidité est généralement de mise, comme en témoigne le temps relevé à 0,24 seconde au plus bas. C’est d’ailleurs ce qui relève la note du boîtier dans ce domaine, tandis que la sensibilité se révèle tout juste dans la moyenne à l’issue de notre test sur de faibles contrastes. Le D3400 n’a pas su faire la différence entre du gris 4 % et du blanc, et s’est donc arrêté au gris 7 %.

Autofocus

Sensibilité AF en faible contrasteSensibilité AF en faible lumiére
7 %0 Lux

La rapidité

Le D3400 conserve le processeur EXPEED 4 de son prédécesseur, mais cela ne l’empêche pas de progresser en rapidité. Nos tests ont montré qu’il pouvait démarrer et prendre une première photo en à peine plus d’une demi-seconde, et enchaîner sur une seconde en 0,31 seconde. Le temps de déclenchement a quant à lui été relevé à 0,24 seconde. Ce n’est pas le plus réactif des boîtiers, mais l’un des meilleurs à n’en pas douter dans sa catégorie de prix.

Rapidité

Allumage (secondes)Déclenchement (secondes)Déclenchement entre deux photos (secondes)
0.5 seconde0.2 seconde0.3 seconde

La résolution

Le capteur DX de 24,2 mégapixels (effectifs) combiné à l’objectif Nikkor AF-S DX 18-105 mm ont permis au D3400 d’obtenir d’assez bons résultats à l’issue de notre test de définition en grand-angle. Nous avons ainsi relevé 1584 paires de lignes par hauteur de l’image.

Nikon D3400 : résolution en grand-angle

On observe en revanche une petite dégradation des détails et du piqué à l’usage du zoom, ce qui s’est confirmé au Labo. Le nombre de paires de lignes par hauteur tombe à 1425 au grossissement maximal.

Nikon D3400 : résolution en téléobjectif

Résolution

Grand-angle Téléobjectif
7.25.7

Le flash

Inutile d’investir dans un flash pour le D3400, même si c’est évidemment possible. Il dispose en effet d’une griffe à cet effet, mais en intègre également un. Celui-ci s’est même révélé d’assez bonne facture lors de nos tests. Les résultats sont comme toujours meilleurs en téléobjectif, mais restent honorables au grand-angle malgré une tendance à brûler légèrement les sujets même à 6 mètres.

Du côté de l’uniformité, l’éclairage est toujours plus fort au centre. Nous avons relevé des valeurs comprises entre 65 et 40 en L avec la focale la plus courte, et entre 58 et 55 en L avec le zoom 5,8x. Rappelons au passage que la valeur de référence est de 50 en L. Au-delà, la scène est surexposée.

Flash

Grand-angleTéléobjectif
8.6
Puissance
8.7
7.7
Uniformité
9.8

Conclusion

Les possesseurs de D3300 pourront fermer les yeux sur son successeur au vu des rares nouveautés apportées, à savoir une connectivité sans fil réservée au transfert des prises, même si le D3400 reste un bon reflex entrée de gamme. On regrettera ses performances moyennes en basse luminosité, mais la qualité d’image est généralement au rendez-vous grâce au capteur DX de 24,2 mégapixels. Encore faut-il que l'objectif suive, ce qui n’est pas vraiment le cas du 18-105 mm testé ici lorsqu’il est utilisé en téléobjectif. Le zoom 5,8x dégrade le piqué et apporte du vignettage. Le boîtier s’est par ailleurs montré très réactif et respectueux des couleurs en mode automatique. Un bon choix pour qui souhaite passer au reflex sans avoir à toujours se frotter à une foule de réglages.

Note technique du Labo

Optique

Grand-angleTéléobjectif
3.2
Distorsion géométrique
6
10
Aberrations chromatiques
10
8
Vignettage
1

Résolution

Grand-angle Téléobjectif
7.25.7

Sensibilité

Rapport signal/bruit Préservation des textures
2.35.1

Colorimétrie

Lumiére du jour Lumiére artificielle Balance automatique des blancs
3.66.79.6

Flash

Grand-angleTéléobjectif
8.6
Puissance
8.7
7.7
Uniformité
9.8

Stabilisation

 
8.4

Test réalisé par

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